vendredi 19 novembre 2010

A L'AIDS...
















Image choc, texte court et effet garanti. Il est vrai que pour ce genre de causes (MST, tabac, sécurité routière... etc.) concernant les sujets de santé ou de comportements, il est parfois nécessaire d'employer les grands moyens.
Il s'agit ici d'un visuel de l'annonceur AIDS pour la lutte contre le SIDA. Cette image a pu servir d'affiche en extérieur comme d'annonce presse dans des magasines.

Les créatifs mettent ici en scène wonderwoman (reconnaissable à son habillement et manifestement en état de mort apparente) allongée sur un lit d'hôpital. On en déduit qu'il s'agit d'une chambre d'hôpital du fait de la neutralité des couleur (utilisation excessive du blanc), de la disposition des oreillers et donc du lit, mais également de la table de chevet qui est clairement de la famille de celles que l'on retrouve dans ce type de chambre et enfin, la présence de la perfusion (même si elle peut être administrée à domicile) ne laisse plus de doute.

Au niveau de l'interprétation maintenant, étant donnée que l'oeil de la cible se focalise d'abord sur les être vivant lorsqu'il regarde un visuel, il va falloir analyser l'utilisation de wonderwoman dans cette annonce. Pour ceux qui la connaissent (une grande majorité de la population anglo-saxonne), le fait de la voir dans cet état provoque des questionnements chez la cible. En effet, ce personnage détient une connotation de force et d'invincibilité ce qui rend l'image d'autant plus incompréhensible.

Afin de donner un sens à l'image, le texte vient jouer un rôle d'encrage. En effet, sans la présence de la catch-phrase "Aids makes us equal" il est impossible de savoir pourquoi wonderwoman se retrouve dans une telle situation. Il est évident que la cible est au courant que l'héroïne mise en avant n'est pas plus sensible aux balles qu'aux maladies sexuellement transmissibles. Cependant, c'est en jouant sur ce rapport d'invincibilité que l'annonceur vient chercher la cible en lui faisant comprendre que personne n'est à l'abri de ce genre de danger.

samedi 25 septembre 2010

Annonce presse "BIC INFINITY"
















1- Le(s) objectif(s) de marketing :

- Augmenter les ventes des stylos BIC entre 5 et 10% par rapport à l'année précédente.
- Toucher le marché du stylo à bille dans son entier
- Fidéliser la clientèle

2- Le(s) objectif(s) de communication :
- Mettre en avant l'avantage comparatif du produit
- Maintenir la notoriété de la marque
-
Créer une préférence pour la marque

3- le groupe cible :
Tous genre, 15-45 ans, de classe moyenne, avec un cœur de cible visant les étudiants donc 15-25 ans.

4- le positionnement :
Le seul stylo qui ne vous laissera jamais tomber.

5- l'axe de communication:
BIC, un stylo possédant une encre infinie.



Pourquoi cette pub :
Simplement parce que, tout comme l'exemple du "J'M" de McDonald's que vous avez cité en cours, cette annonce presse illustre l'un des meilleurs biais de conceptualisation publicitaire, à savoir le "Less is more".
Moins on en fait et mieux c'est : pas besoin de mots (dans le cas présent). Le nom, mais également le logo, de l'annonceur sont inscrits directement sur le produit de manière a ne laisser place qu'au message et à l'imagination de la cible. Cette capacité à exprimer milles mots, une idée, un concept en seulement une image (tout en jouant sur l'esprit du consommateur dans le but qu'il aille acheter ce stylo) m'ont poussé à choisir cette publicité.

jeudi 6 mars 2008

Fumer tue. Ou pire...




Que d'humour! Y a-t-il vraiment besoin de mots pour faire passer un message? Cette publicité hollandaise nous prouve que non.

Tout d'abord s'instaurent une ambiance quelconque ainsi qu'une musique toute aussi quelconque, du moins au début. La jeune femme ne porte aucune attention particulière à la personne assise en face d'elle jusqu'au moment où l'homme allume sa cigarette. A cet instant précis, la jeune femme prend un air étonné, et on sent à son regard bref mais soutenu qu'elle n'a été attirée, ou offensée, que pas la cigarette et non par l'homme.

Commence alors un jeu de regards séducteurs, autant du côté de la femme que de celui de l'homme. La musique change tout à coup d'intensité comme pour entrainer la cible dans un tout nouvel univers, et vient ainsi accentuer l'atmosphère de drague qui s'est mise en place.

Qui aurait pu, sans mentir, imaginer la suite? La jeune femme pousse un cri, presque de rage, juste lorsque l'homme remet sa cigarette à la bouche. L'effet est immédiat et l'homme aspire littéralement la cigarette. On imagine alors difficilement la douleur. Le volume sonore est bien retranscrit également par le fait que l'image bouge lorsque la femme hurle. Cependant on ne le remarque peut être pas du premier coup étant donné que l'on est mort de rire.

La petite phrase qui vient se poser en bas de l'écran signifie "Keep it fun. Keep it non-smoking.". J'apprécie particulièrement le fait qu'une voix off ne vienne pas gâcher ce moment de plaisir en lisant ces quelques mots et que ce soit simplement le site web de l'annonceur qui clôture la scène.

La séduction est tellement plus subtile quand l'air est pur.

samedi 1 mars 2008

Franchement, renseignes-toi avant...



L'humour pour aborder les sujets sensibles de société n'a jamais fait de mal... Au contraire.

On peut voir ici que Sida Info Service, une association française de lutte contre le sida et un service national d'écoute téléphonique, utilise volontiers la dérision afin de parler du VIH, surtout lorsqu'il s'agit de s'adresser adolescents.

Dans cette publicité, les premières expressions faciales du jeune homme nous font ressentir un stress et une anxiété qui sont appuyés par une respiration très prononcée. Ce n'est qu'après un "J'attends...", très féminin dans son impatience, que tout le contexte vient directement se poser dans l'esprit de la cible. A ce moment là, les plus expérimentés envisagent déjà la suite logique de ce trente secondes, tout comme ceux qui le sont moins.

Avant la chute, on remarque un placement de produit furtif mais finalement essentiel à toute la manœuvre de la communication. En effet, l'apparition d'un préservatif Durex vient soutenir l'utilisation d'une protection de qualité et donc de marque connue, afin de se préserver d'une (première) mauvaise expérience.

Ensuite, le fait de poser le préservatif sur la paume de la main ne dérange pas... Cependant, le mettre dans la bouche pour l'avaler peut certainement troubler un peu plus la cible, ou carrément la dégouter. La scène étant excellemment jouée, le téléspectateur se rend vite compte que la situation est toute nouvelle pour le jeune homme du fait qu'il parait certain de s'être protégé comme il faut.

La sublimation, tout comme le rire, vient des deux phrases, écrites et prononcées, qui suivent l'action et qui accentuent l'idée de "première fois" dans l'esprit de la cible. De plus, elles viennent définir l'une des fonctions de l'association : l'information.
Enfin, le nom de l'association ainsi que le numéro de téléphone clôturent la publicité afin que la cible sache où se renseigner.

Le rire soigne les maux, quels qu'ils soient.

vendredi 22 février 2008

Clara...



Voici une publicité de la Sécurité Routière Française qui est tout bonnement claire, simple et destabilisante.

Tout d'abord, on remarque que le décore est déjà planté et que l'accident vient juste de se produire. Le fait que l'on entende les voix d'à priori tous les passagers du véhicule a pour but de rassurer le téléspectateur malgré le drame apparent.

On a ensuite une phrase qui vient expliquer, sans trop de détails, la raison de l'accident. Le texte n'est pas soutenu par une voix off pour que l'audience reste plongé dans l'ambiance que la vidéo a mis en place, avec l'homme qui parvient notamment à se dégager de la voiture.

La première partie de la vidéo a été tournée de façon à ce que le téléspectateur se dise qu'il est impossible que quelque chose de pire arrive à cette famille qui a été, pour l'instant, chanceuse dans sa malchance.

Lorsque la seconde voiture vient violemment percuter la première, la scène est simplement indescriptible. Mais ce qui reste en tête, et c'est là que cette publicité vient chercher l'être humain au plus profond de lui même, c'est "Clara". On ne l'a entendu qu'une seule fois et pourtant on ne pense qu'à elle lorsque la publicité se termine.

Le texte qui suit attire moins l'attention du fait du choc. C'est pour cela que la voix off vient rattraper les téléspectateurs qui auraient tourné la tête ou fermé les yeux, tout en donnant l'information nécessaire.

Un adjectif pour décrire cette publicité : pénétrante.